L’Appellation

Situation du vignoble

Sur la rive droite de la Dordogne et de la Garonne, à 35 km au nord de Bordeaux (20 km par le fleuve)

Le vignoble des Côtes de Bourg s’étend sur 15 communes, situées sur le même canton administratif.

Situation géographique

Un terroir d’exception

Le terroir de la vigne est composé de l’ensemble des facteurs de l’écosystème  :

– Sol et Sous-sol (Pédologie et Géologie)
– Climat
– Topographie
– Histoire
– Matériel Végétal (cépage et porte-greffe)
– et les interventions du vigneron !

 

Un Mésoclimat favorable

Le mésoclimat traduit l’influence d’une zone géographique sur sa climatologie.

Spécificité des Côtes de Bourg par rapport au climat bordelais :

– rayonnement solaire supérieur de l’ordre de 10 %,
– des températures moins extrêmes de 1 à 2°C
(une somme des températures plus élevée équivalente au Sauternais, à Pessac Léognan, à Margaux, à St Emilion)
– une pluviosité moins importante se situant entre -10 et -25 % suivant les années.

L’estuaire est un tampon thermique (protection contre le gel en 1991…)

L’histoire

Les historiens situent la vocation viticole de Bourg autour du IIème siècle, période où les Romains plantèrent le premier plan de « Vitis Biturica » désigné comme l’ancêtre du Cabernet.
Dès le moyen âge, Bourg était un port viticole important et son vignoble d’estuaire s’est étendu au rythme de la vie et du commerce fluvial.

Il s’agit également d’un des aînés des vignobles bordelais :
– Création des appellations « Côtes de Bourg », « Bourg » et « Bourgeais » en 1920
– Homologations des décrets de Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) :

11 septembre 1936 pour les rouges et 19 mai 1945 pour les blancs.

Les vignerons

400 viticulteurs produisent les vins de notre appellation, dont :

2/3 viticulteurs indépendants

Superficie moyenne des domaines : 10 ha
Majoritairement des structures familiales traditionnelles

1/3 coopérateurs

Majoritairement producteurs sur des petites surfaces (< 5 ha)

4 Caves coopératives dans le secteur produisent 23 % du volume global de l’AOC

– La Cave du Bourgeais à Gauriac
– Alliance Bourg (avec 3 sites à Lansac, Pugnac et Bourg-Tauriac)
– Les Vignerons de Tutiac
– Châteaux Solidaires

Oenotourisme

Découvrez les activités oenotouristiques proposées sur notre territoire par l’Office de Tourisme de Bourg et la Maison du Vin :

www.cotes-de-bourg.com/les-cotes-de-bourg/oenotourisme

cotes de bourg tourisme logo

www.tourisme.bourg-en-gironde.fr

Production

Rendement de base de l’AOC = 54 hl/ha

Superficie

3950 ha de vignes en rouge / 29 ha de vignes en blanc

Production annuelle moyenne

180 000 hl en rouge – 1 200 hl en blanc

Commercialisation

– 1/3 vrac, 1/3 mise négoce, 1/3 bouteilles particulières
– 85 % des volumes sont vendus sur le marché français (majoritairement en CHR et en GD)
– Part de l’export en constante augmentation

« Un concentré des grands terroirs du Bordelais »

Une assise calcaire atteignant jusqu’à 20m d’épaisseur, couverte d’un épais manteau argileux qui diminue en allant vers l’Est
Sur les hauteurs, dépôts de graves rouges caractéristiques provenant du massif central (apportées par le fleuve au Pliocène)

 

3 grands types de sols avec les caractéristiques suivantes :

SOLS SUR LIMONS QUATERNAIRES

Très spécifiques de la région, situés sur les hauteurs du fait de leur origine : « limons hydro-éoliens datant du Würm » ; ils sont reconnaissables à leur couleur rouge-terre de sienne ; le Merlot et le Malbec y sont très largement implantés. L’enracinement profond compense une certaine pauvreté en capacité de rétention et de matière organique.

SOLS SUR GRAVES SABLO-ARGILEUSES

Leur présence est dominante sur l’appellation, caractéristique selon certains auteurs scientifiques, « de restes d’un delta sous-lacustre » ; on y trouve une implantation de Merlot et de Cabernet alternativement, suivant la richesse naturelle et la profondeur d’enracinement qui peut être assez variable.

SOLS ARGILO-CALCAIRES

Présence assez répandue du fait de la roche mère dite « Molasse du Fronsadais » et reconnaissable à la présence de calcaire de type « Calcaire à Astéries d’âge Stampien » ; le Merlot y est plus largement implanté avec des sols d’enracinement plus faible et à pouvoir de rétention d’eau plus fort.

Une topographie particulière

« La petite Suisse Girondine »

Cette dénomination traduit la topographie en coteaux de l’appellation « Côtes » de Bourg.

Le Matériel Végétal

Encépagement

Côtes de Bourg rouge (env. 4000 ha)

– Merlot 65 %
– Cabernet Sauvignon 20 %
– Malbec 10 %
– Cabernet franc 5 %

Côtes de Bourg blanc (25 ha)

– Sauvignon blanc 41 %
– Colombard 23 %
– Sémillon 23 %
– Muscadelle 8 %
– Sauvignon gris 5 %

Le renouveau du cépage Malbec

Cépage historique de l’AOC : vocation de « vins d’assemblage »
% d’encépagement le plus élevé du bordelais.
Cépage étudié ici depuis plus de 10 ans (ADAR, pépinières Mercier).
Depuis 2007, sélection massale pour obtenir « Un Côt de Bourg » très adapté aux terroirs de l’AOC.

Plantation d’une parcelle d’expérimentation en juillet 2009